Archives de l’Auteur: Python

Le réveil de Mrs Crowley

Je vous présente une petite sœur de Mimile : c’est Mrs Crowley, qui vit avec moi au Mexique.


Carlos Fuentes est décédé

Carlos Fuentes est décédé aujourd’hui à México à 83 ans.

Qui c’était ?
Un homme de lettres mexicain aussi célèbre que doué, dont les œuvres (romans, nouvelles, essais, contes, théâtre, opéra, cinéma…) se comptent par dizaines. Il était aussi professeur à Harvard et Princeton, en plus d’être un personnage politique important. Francophile, il a été ambassadeur du Mexique en France dans les années 1970.

Ce qui m’a le plus attiré l’attention récemment, ce sont ses sages paroles à propos du fiasco total de ce qui aurait dû être l’année du Mexique en France en 2011. À cette occasion je me suis dit une nouvelle fois que je devrais vraiment m’intéresser de plus près à ce grand monsieur. Sa mort est une nouvelle claque : je n’ai encore jamais lu de Carlos Fuentes, je pensais le faire de son vivant. Raté.
C’est un grand homme de l’amitié franco-mexicaine qui s’en va.


NIP

Une page de pub, ça fait pas de mal, c’est le désert ici, ci.. ci.. ci…

J’ai comme un gros abcès de fierté qui voulait claquer, alors voilà : NIP, au-delà d’être ma frangine (gniii), c’est un de mes maîtres en dessin… Nip fait du dessin de presse et – avec si si plein d’objectivité je vous jure – ça vaut le coup d’oeil : là c’est son blog.

Et puis là, c’est sa participation aux 24h de la BD.

Signé NIP, les élections au Sénégal…

Vous aurez peut-être vu des dessins de Nip ici, c’était une collaboration pour l’annulation de l’année du Mexique en France (ce fut mon 3ème trou au cul 2011). Aperçus souvenirs.


“Algo es algo”

Vierge de Guadalupe au stade putréfaction avancée.
Symbole mexicain s’il en est.

Je n’ai toujours pas de tablette graphique en état de marche (mayday : si quelqu’un sait a écrit “installer sa Bamboo sur Ubuntu pour les nuls en Ubuntu”, je suis preneuse).
Par ailleurs, mon passage de Photoshop français à Gimp anglais fait un peu mal à la gueule, c’est le début et je rame, j’ai pas mes marques.
Je suis donc relativement extrêmement limitée au niveau travaillage de l’image.
Mais ! au moins j’ai de quoi prendre des photos pourries avec ma webcam, ce qui donne ce genre de qualité d’image (qui par chance correspond plutôt bien à l’esprit du dessin).
Comme disent les mexicains, “algo es algo”.


Facebook est mort, vive facebook !

Je me suis petit suicidé électroniquement il y a quelques temps. Ceux qui connaissent le Pythonscope ET mon ex-profil facebook (j’ai testé pour vous !) s’en seront rendu compte, mais on s’en contrefout, en fait, c’est la contre-idée qui m’intéresse (j’y reviendrai dans ma conclusion) : l’anti-relation entre le Pythonscope et mon ex-profil facebook.




J’ai testé pour vous !

J’étais inscrite sur facebook depuis 2007. Oui, ça aussi je m’en suis rendu compte il y a quelques jours. Je crois que c’était sur la fin de l’année que je me suis inscrite, je me suis donc envoyé quatre ans et demi de facebook dans les dents. Quatre ans et demi de vol ! Je n’ai aucune envie de savoir combien de temps j’ai passé (de façon active ET – surtout ? – inactive sur ce site), je ferais une syncope.

Donc, tout ce que je vais vomir juste après ne vient pas de nulle part : j’ai bouffé du fecabook avant de le recracher, c’est pas du vomi gratuit, j’ai tout testé, pendant quatre ans et demi. J’ai utilisé facebook dans ses moindres applications, j’ai fouiné les moindres recoins.
Et j’ai vomi.

Le manque (et la chute) de confiance en soi ou la puissance destructrice de la comparaison avec l’autre

De quatre ans et demi de facebook à observer les comportements et perdre mon temps sur le site, j’en ai conclu, à titre individuel, et de nombreuses études l’ont fait avant moi, que plus je passais de temps sur facebook, plus je passais de temps à me comparer aux autres – sans forcément que ce soit de façon très consciente de ma part – et quels autres ! Des gens qui, le plus souvent, n’ont absolument aucune importance pour vous dans la vraie vie : ex-poufiasse détestée du lycée, vague copine qui est venue à votre fête d’anniversaire en primaire, gueux de prépa imbuvable, radasse de votre école de commerce imprimée sur votre jeu de fléchettes, ancien prof avec qui ça fait bien d’être en relation sur facebook, gras du bide qui vous a dragué à la fête d’un pote en 2009, collègue autosuffisant mais que tous vos collègues ont comme ami et-que-ça-le-fait-pas-si-je-l’ai-pas-en-ami-moi-aussi, j’en passe et des meilleures (faites pas genre vous reconnaissez pas vos amis facebook…).

La question est :

POURQUOI ?

L’idée d’avoir autant d’amis, qui servent à rien ? Pourquoi suivre, pour ne pas dire admirer, virtuellement, des gens que physiquement vous fuyez comme la peste ? Nous touchons du doigt, au-delà de la curiosité malsaine intrinsèque à l’humain, la reconnaissance sociale électronique. Ainsi que sa néfaste sœur : la chute de l’auto-estime. Le monde virtuel a quasi gagné l’importance du palpable, voire plus dans certains cas.

Donc : les rockstars, il y en a eu au lycée, il y a cette collègue, là, ou ce patron, ou ce pote d’un pote, que tout le monde aime et suit. C’est la même chose en pire sur facebook, et n’est pas forcément rockstar dans la vraie vie qui l’est sur la toile et vice versa, on connaît les joies de la tromperie électronique (combien de meufs à la photo de profil portablisée dans le miroir, sont des boudins hideux dans la vraie vie ?) – sans pour autant aller contre. Car quand on est du côté auto-destruction de la barrière (de l’autre côté, ce sont les rockstars narcisses), on s’en fout qu’elle soit moche en vrai, on n’y pense même pas : c’est une rockstar virtuelle et c’est tout ce qui compte, il-ou-elle a réussi sa vie, lui-ou-elle, il est du côté rockstar narcisse et tout le monde l’admire.
(Ce sont des PARASITES. Des INUTILES sur pattes. Ouvrez les yeux.)

Seulement voilà, moi, sans brimer ceux qui sont encore sur facebook et s’y sentent bien, ou ne s’y sentent pas/plus bien mais pour diverses raisons honteuses n’arrivent toujours pas à se décider qu’ils peuvent vivre sans (une fois que je n’aurais plus facebook, que va-t-il se passer ?…), sans critiquer l’autre donc, faisant simplement référence à ma propre expérience, je me suis rendu compte dernièrement que je n’avais absolument rien à foutre sur facebook. Rien à y faire dans le sens qu’est-ce que je fous là, et rien à y faire, dans le sens aucune activité intéressante ou productive pour moi ici. La simple acceptation de l’idée n’est pas aisée, imaginez, après quatre ans et demi de lavage de cerveau : facebook, ce sont tes goûts musicaux, tes amis, tes collègues, ton travail, tes photos de soirée, de voyage, de famille, celles de ton chat ou ton chien ou ton lapin nain, tes films préférés (rares sont ceux qui mettent des livres…), c’est ta vie, et maintenant même ta biographie (le passage de crème, pour le narcisse rockstar, le coup de la « biographie »… la version « journal », pour s’autoleurrer qu’on écrit comme dans son journal, en toute intimité, mais avec douze ravagés qui commentent de la merde, et le pire c’est qu’on aime ça – « je like ! »).

Bémol : cette prise de conscience, ce changement d’avis et cette ouverture occulaire est relativement récente (parenthèse : elle a explosé le jour où je suis passée à la biographie involontairement ; j’ai d’abord mis mon facebook en langue pirate, avant de cliquer un peu partout sans rien comprendre au pirate, et je me suis retrouvée avec une biographie irréversible, ce qui a fini d’achever mes nerfs facebookiens). Donc, oui, moi aussi j’ai eu mon heure de gloire facebookienne, j’en ai bien profité pour y balancer des tas de photos de mes magnifiques voyages, albums ouverts que je pouvais envoyer à ma famille sans qu’elle ait besoin d’être sur facebook, commentés par tellement d’amis éphémères de cette époque, oh c’était le bon temps (quand j’avais 479 amis virtuels – qui a dit fictifs ?)…
Le coup du leurre, encore. Moi qui ai du mal à montrer des photos de moi, et/ou de mon mec, de mes voyages, des photos personnelles en gros, à mes proches, de façon physique, à mes grands parents (photos toujours triées avec soin)… “Oui, mais, tu peux gérer les autorisations, qui peut les voir”, etc… (je suis pas née de la dernière pluie, chacun de mes albums avait ses paramètres particuliers)…

“Oui, mais tu peux…”

Oui, mais tu peux laisser facebook utiliser tes données personnelles comme il en a envie et notamment en faire commercialisation. Et tu peux aussi laisser facebook être propriétaire de tes données personnelles (conditions générales d’utilisation, vous savez, le pavé qu’on lit jamais avant de cocher que oui on est d’accord). Par ailleurs, toutes les applications ont accès à toutes nos données personnelles, et comme des bœufs, on est toujours d’accord bien évidemment. On le sait tout ça, on l’a déjà lu X fois, on s’indigne (dans son statut facebook, cela va de soi) parce que nos « amis facebook » s’indignent, et la chantilly retombe, on n’en a rien à cirer, en fait, moins de cinq minutes après on continue à facebooker comme des petits fous, parce que la rockstar a actualisé son statut.
Attends, pour te dire mon degré de facebookisation, un jour, j’ai même mis des liens depuis le Pythonscope vers mon profil facebook j’ai déliré comme une petite folle parce que waouh y avait ma photo de cadavre là dans la colonne de droite… Le jour où j’ai vu que ça marchait, c’est quand j’ai eu une demande d’ami sur fb d’une fille qui aime bien mon blog, redirigée depuis cette même vignette du Pythonscope qui mencionnait mon existence facebookienne : résultat, j’ai flippé, woh, j’aime pas trop beaucoup ça, je sais pas pourquoi j’ai fait ça, un des multiples élans facebookiens stupides qu’on a tous eus, bref, on en sait trop sur ma vie, bye salut à la prochaine, on se verra plutôt sur le Pythonscope, ou mieux pour ceux avec qui je peux, dans la vraie vie.

Adieux facebook

Ma décision était prise, merci la langue pirate, j’allais dire adieux à facebook. Le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est pas une mince affaire… En en parlant autour de moi à voix basse (qui sait, je n’allais peut-être pas oser faire le grand saut, alors vallait mieux pas le crier trop fort sur les toits…), on m’a présenté la machine à suicide : j’ai adoré le concept. L’idée : un suicide automatique de tous les grands réseaux sociaux (non-libres) (et inutiles) type facebook, myspace, twitter… A ce sujet, parenthèse, si vous avez le courage de lire en espagnol, cet article est très intéressant.

J’ai voulu tester : j’ai fait un premier mini-suicide en retrouvant mon compte twitter sous des tas de poussières (j’ai jamais rien compris au tweet, contre quoi j’ai redoublé de facebookivité). L’ennui, c’est que facebook, vexé jusqu’au trognon, a fait interdire son accès depuis le site suicidemachine, qui ne fonctionne donc plus avec facebook. Eh oui, pas bête, la bête : l’idée se basait sur le fait de donner son mot de passe, à la suite de quoi un script se charge en direct de le changer (simplement pour ne pas que vous fassiez machine arrière), puis de détruire toutes vos données une par une, avant de faire disparaître vos amis, vos photos… et votre compte. L’intérêt : le temps ! J’ai passé des heures à virer mes amis manuellement, détruire mes albums, virer mes goûts musicaux, mes adresses, mon boulot, mes taggages j’ai abandonné (douze étapes pour virer un tag)… Et suicidemachine le faisait je crois en 35 minutes. Mais facebook a eu gain de cause : suicidemachine ne pouvait pas demander leur mot de passe aux utilisateurs… En revanche, il peut coller vos photos sur des pubs publiques, ça oui. Ce qui me chagrine quand même un peu beaucoup aussi, c’est ça :

Voilà, je rentrerai pas dans la polémique Assange.

Pour conclure, ce que je sais c’est que maviemonœuvre est beaucoup mieux ici que sur ma biographie ou journal (ou appelez-la comme vous voudrez) facebook : je choisis exactement de mettre sur le net le contenu que je veux, en toute conscience, je suis sur un WordPress libre (je suis même passée à Ubuntu après avoir dit merde à Windows, vais-je tomber dans la Linuxologie ?…), j’ai rendu ma carte de dépressive virtuelle construite de toute pièce, ma vie « privée » reprend son sens, mes journées se sont allongées, mes « relations sociales » (les vraies) s’en réjouissent et moi aussi.


ANYMORE


UN AN

Aujourd’hui, ça fait un an que je suis partie au Mexique “pour un mois”.

Et ça fait aussi un an que j’ai pas vu Mimile.


21 Mars, journée mondiale de la marionnette

On ne peut pas dire que je sois franchement adepte des “dates à fêter” : les anniversaires m’indiffèrent, on vient de passer le fameux/pas fameux 8 mars journée de la femme, osé-je parler du 14 février ? Nan.

Malgré tout je tiens à faire un clin d’oeil à la journée de la marionnette. Cela va sans dire que j’aimerais que la grande fête marionnettique ait lieu toute l’année, et elle a lieu pour nombreux d’entre nous, mais peut-être, qui sait, peut-être, la journée mondiale de la marionnette peut être l’occasion d’une belle fête pour faire exploser la beauté de son art.
Et puis c’est aussi l’occasion (l’excuse ?) pour vous présenter un bébé tout neuf né cette nuit, comme un hasard : Python et la marionnette.

Alors, excellente journée (ici au Mexique c’est le matin, pardon) et joyeuse fête de la marionnette, Joan Baixas a sûrement plus d’inspiration que moi au saut du lit avant de partir au boulot, alors je vous laisse en compagnie de ce grand maître, il nous a envoyé une carte.

Lettre de Joan Baixas


À Mimile

Milou minino minou,
Tu nariz, tes moustaches,
Tes grosses billes de pistache,
Je veux les manger, les dévorer,
Leur susurrer les douceurs de tes
pattes dans mes yeux dans mes oreilles.
Je veux te mordre, te cuisiner,
Te faire mariner croquer tes coussinets,
Leur faire perdre patience de caresses !
Tus patitas tus bigotes, los quiero
Para mi desayuno !
Ahógate de tantos abrazos que te daré.
Petite lueur obscure, noirot, chocolatine,
Tes oreilles étalées sur mes tartines,
La confiture te coule sur les canines.


Ausencia

Ausencia


Et ca continue (ou meubler le vide blogguesque)

(J’ai pas de cédille sur ce clavier alors hein, bon.)

Les nouvelles de février : changement de maison, de collocs donc, reprise du sport de combat et infection pulmonaire carabinée au meme moment (ca combine super bien, essayez), je suis sur les dents de pas pouvoir faire de la photo NI du dessin (pan ! attrape la privation dans ta face) (j’ai tout qu’a laché en même temps – WAOH y a un circonflexe sur le clavier messicain – j’ai fait un total combo non merci de ne pas applaudir, appareil photo, câble de tablette graphique et ordi sont cuicuis).

Les nouvelles intéressantes, á défaut d’autre chose on n’a qu’á faire des recommandations lecturales (oui oui) disons recommandations lecturales de février, ce sera :

* Rastros de Carmín, de Greil Marcus (titre original Lipstick Traces), histoire secrète (p’tain même l’accent grave est dans la place, tout baigne) du XXème siècle, pavé regroupant McLaren, Sex Pistols, mouvements Dada et surréaliste, Internationale Lettriste et Internationale Situacionniste, Guy Debord, Reine d’Angleterre et groupes pré-post-et purement punks. En vrai il est assez passionnant niveau recoupements musico-socio-historiques pas faits dans les manuels scolaires.

* TAZ y PAZ, Zona Autónoma Temporal y Zona Autónoma Permanente, de Hakim Bey, on en a même une version en francais ici (je sais pas ce qu’elle vaut je l’ai lu en espagnol) pour les flemmards. Re pour les flemmards, ca fait moins de 30 pages, alors que le premier bouquin cité en fait plus de 500. Recommandé aussi si vous vous demandez où et comment je vis et dans quels cercles je traîne, mais recommandé aussi si vous vous en tamponnez le coquillard mais que disons l’idée d’autonomie et de résistance au quotidien vous intéresse, ou encore le hacktivisme, les pirates, plein de trucs. Super recommandé tout court, crotte.

Ciao et… BANZAÏ !