26.11.2014

12h06

12h29 Raté pour le 12h06, le repas est arrivé. La poche rouge est en route. Il y aura peut-être ablation du sein. Dr C a l’air sceptique quant à la conservation de l’organe, et même s’il ne le dit qu’à demi-mots, il a quand même préparé le terrain. Il ne sera en tout cas pas possible d’échapper à l’opération, c’est confirmé, quels que soient les résultats de la chimio quant à la taille de la tumeur. Elle a eu une excellente réaction la chimio et a beaucoup diminué. S, ne perds surtout pas le moral. Tu es une guerrière. La poche rouge, c’est celle qui a voulu te faire perdre tes cheveux. N’oublie pas que tu les as rasés avant elle.

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Z est une des infirmières qui s’occupent de moi en chimio. Elle et C ont l’air de vraiment bien s’entendre. Je me marre avec eux. Son portrait n’est en fait pas elle, il ne lui ressemble pas. Elle est de Charleville, Z. Et elle est adorable. Elle colle exactement à son métier de par son attitude avec les malades. Le monsieur assis à côté de moi sur le fauteuil 3 est italien et m’a longuement observée, peut-être aura-t-il vu que je lui dressais le portrait malgré mes efforts pour le tromper en regardant vers les dames d’à côté comme si elles étaient mes modèles. Ça n’aura peut-être pas pris. Il a continué à me regarder longuement. J’aurais dû lui dresser le portrait quand il dormait.

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17.11.2014

Je suis dans la salle d’attente du Dr B, cardiologue. Un bel homme, cheveux gris, barbe descendante à pattes, cheveux longs attachés, tout de noir vêtu, une bonne quarantaine d’années, maigre et grand, est assis face à moi. Il se lève, appelé par son cardiologue, dans le bruit des clefs pendues à sa ceinture. Il est beau et tout à fait magnétique. Son nom est M. Bariton.

J’ai un mal de ventre… à décorner les bœufs (c’est tout ce qui me vient à l’esprit).


15.11.2014

Salle d’attente du Dr P.
Jeudi, j’ai passé la nuit aux urgences. La perfusion reste comme une image fantôme sur la rétine. Cette mauvaise sensation s’immisce le plus facilement du monde dans les états de conscience non contrôlés pré et post sommeil profond, dans les délires alités, dans les pensées qu’on laisse libres. Elle est sournoise et tenace. Cela fait moins de dix fois (pour le moment) que je suis perfusée dans ma vie, mais toutes rassemblées sur un ou deux mois. Ce qui a de quoi perturber les nuits, pas seulement les rêves. Surtout quand les perfusions elles-mêmes ont été des plus désagréables. La nuit de jeudi à vendredi, j’ai été perfusée sur le côté du poignet, en bas de la main. Un endroit qui m’a paru insolite même s’il ne l’est peut-être pas. Une chose est sûre, aucune perfusion, malgré des piqûres un peu douloureuses parfois, ne m’avait fait aussi mal du début à la fin jusqu’à maintenant.


Le 11 janvier 2015 vu d’en-haut…

(Clic pour agrandir !)

Charliecanonisé_s

Et peut-être même un jour férié ?


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Le noir est à la couleur ce que le chat est à l’animal.

missies


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